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FOSSE

BOLTANSKI / KALMAN / KRAWCZYK

Commande de l’Opéra Comique
Création mondiale pour soprano, violoncelle solo, ensemble de violoncelles, guitares électriques, pianos, percussions et choeur

Du 10 au 12 janvier 2020
Parking du Centre Pompidou niveau -1
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Fosse IMG_6264_1 from Plein Jour on Vimeo.

 

Soprano Karen Vourc’h
Violoncelle solo Sonia Wieder-Atherton
Ensemble de violoncelles Barbara Le Liepvre, Polina Streltsova, Camille Supéra, Sary Khalife
Hortense Airault, Augustin D’Oliveira , Laurene Barbier-Combelles, Nicolas Menut, Wesley Sampaio, Adèle Viret, Solène Chevalier, Aurélie Allexandre d’Albronn
Pianos / guitares électriques Nicolas Worms, Eve Risser
Guitare électrique Jean Galmiche 
Piano Jeanne SusinCamille El BachaGwendal Giguelay, Clément Darlu 
Percussions Tancrède D.Kummer, Yuko Oshima
Choeur accentus  Chef de choeur : Christophe Grapperon

Assistant musical : Nicolas Worms
Assistant technique : Elsa Ejchenrand

Figurants : Lucie CourbetNoël Lemoine, Inès GrosjeanVincent Vasseur, Dimitri DefontaineSauvanne RenardYamélie SpautzMoïra ClemendotJosselin Henri
Responsable figurants : Murielle Bechame

Dans le cadre de l’exposition Faire son temps de Christian Boltanski, le Centre Pompidou accueille la création mondiale de Fosse, commande de l’Opéra Comique.

Une production de l’Opéra Comique, en co-production avec le Centre Pompidou
Avec le soutien du Fonds de création lyrique

 

PRESSE

Le Monde / Libération / TéléramaMusikzen / Transfuge / Sceneweb / Toute La Culture /  Operaonline / Le Figaro Fosse / Forumopera.com / Resmusica / France Inter / RFIFrance Culture /

 

Le trio formé de créateurs venus d’horizons différents travaille depuis 2001 sur une nouvelle forme de spectacle qui répond à trois règles essentielles :

– pas de début, pas de fin
– le spectateur est dedans, et non devant
– pas d’histoire : le lieu constitue le livret

Après Pleine nuit, déambulation fantomatique conçue dans le chantier de l’Opéra Comique en 2016, Christian Boltanski, Jean Kalman  et Franck Krawczyk créent un opéra.

LE POINT DE VUE DU COMPOSITEUR

SINGULARITE : La singularité de cette démarche ne se situe pas dans la délocalisation d’un sujet (un opéra dans un parking) ni par son caractère immersif (très en vogue actuellement), pas plus qu’avec la rupture présumée de la passivité du spectateur (qui se sent tout aussi actif dans un spectacle frontal).

Elle réside tout simplement dans la possibilité de choisir son angle d’écoute au gré de son cheminement personnel, dans l’espace même de la musique. A la manière du visiteur dans une exposition, le spectateur est libre de se déplacer à son rythme. Les musiciens étant répartis dans tout le lieu, il peut se rapprocher d’un instrument, isoler ou s’isoler d’un timbre par exemple, ce qui lui est rendu impossible, assis dans une salle d’opéra faite pour lui restituer une vision optimale et unique de l’œuvre. La partition est donc écrite pour permettre la multiplication des expériences d’écoute, toutes nécessairement incomplètes et imparfaites, et sans volonté de contrôle.

 

SALLE D’OPERA : Pour cet opéra, le spectateur n’est pas installé dans un fauteuil, devant une scène : il évolue dans un lieu où il y a une errance et des événements qui surviennent. Dès qu’il entre, toutes ses réactions font partie de l’œuvre. Il est dans l’œuvre et non devant.

Comme il n’y a pas de début, pas de fin, il entre et sort quand il veut. Car il n’y a pas à proprement parler une histoire mais plusieurs, suggérées par cet espace donné et avec laquelle les trois créateurs composent.

Tout part du lieu. Le lieu c’est le livret. Par lieu, il faut entendre l’espace où se joue l’œuvre mais aussi ses abords, les moyens d’y accéder, d’en sortir, la température, tous ces éléments qui peuvent sembler secondaires et qui intègrent l’œuvre.

 

FOSSE : Un parking souterrain impose d’emblée une sensation physique particulière. C’est aussi un bon endroit pour se représenter la vie au-dessus. A l’opéra, le dessous – les musiciens dans la fosse d’orchestre- agit sur le dessus – les chanteurs sur scène-. Ce parking offre la possibilité de penser la fosse d’orchestre autrement, de manière plus large. Il devient une fosse qui n’agit plus sur un dessus, mais qui est rendue à elle-même, seule, comme unique force agissante de la représentation d’un monde. La musique a pour enjeu de donner à entendre le lieu autrement. Dans cette fosse si élargie, les repères ne sont plus les mêmes : les musiciens, éloignés les uns des autres jouent, sans chef d’orchestre, parmi les spectateurs. Ils doivent les ignorer, apprivoiser l’espace, s’y sentir en confiance pour s’y abandonner. Les percussionnistes – sans instruments- usent de tous les artifices pour rendre le lieu sonore. Ils jouent le lieu.

 

CODE : Partant de ce point de vue particulier – l’opéra vu de la fosse- le compositeur questionne les codes de l’opéra. Que disent la sonnerie du théâtre, l’ouverture, le lever de rideau, la fin d’acte, l’air …, tous ces moments qui structurent le genre dès lors que l’on n’est plus dans les conditions habituelles de l’opéra ? Que disent ces codes hors de la salle d’opéra ? Observer le code, l’interroger, le sortir du réflexe, le rendre vivant. S’il dysfonctionne, il crée une autre émotion. Si l’on n’a plus la compréhension de sa fonction, le code s’abstrait et laisse place à une imagination renouvelée.

 

FOSSE texte def

 

Ils ont créé Fosse

Radio Classique : annonce Fosse

Le Journal du classique avec Olivier Mantei, directeur de l’Opéra Comique

 

Rencontre avec Christian Boltanski / Dialogue Télérama – Théâtre du Rond-Point